Etrange similitude pour moi, que de reconnaître dans les premières notes de ce concerto, (exactement 5 notes et par la suite, revenant régulièrement comme un leitmotive), ce qui en fait sa beauté grandiose, sublime et magistralement joué, me rappelant la chanson populaire: "LES PETITS CHAUSSONS DE SATIN BLANC" née bien longtemps après ce chef d'oeuvre qu'est Le concerto n°1 de Tchaikovsky.
J'ai une histoire ou plutôt une anecdote qui se rapporte à mon enfance concernant ce concerto. A l'âge ou les enfants ne sont pas spécialement attirés par la grande musique (musique classique), j'ai été subjuguée par ce morceau de musique classique d'une drôle de manière. Je n'ai pas été souvent avec ma mère, mais les courts séjours avec elle, alors que je n'avais à peine que neuf ans, ont été les meilleurs souvenirs que je garde d'elle.
Nous habitions Paris et ce jour là, nous nous promenions sur les quais de la seine. J'avais soif et maman aussi. Sur les boulevards, une multitude de cafés nous offraient la possibilité de nous désaltérer et plus si nous avions une petite faim. Nous entrâmes dans un de ces grands cafés: il était beau à mes yeux d'enfant, bien éclairé avec de jolies banquettes, et de jolies chaises autour des tables de deux ou plusieurs places. Nous choisîmes une table à deux place. Je demandais à maman si je pouvais avoir un gâteau avec ma boisson rafraîchissante. Elle me répondit que oui et d'ailleurs, elle en commanda plusieurs avec nos boissons. Je changeais d'avis et je voulu un chocolat au lait tandis que elle optait pour un thé.
Soudain, une musique se fit entendre. Je tournais la tête pour voir d'où le son venait. C'était un juke-box. Devant la machine un monsieur se tenait. Il était en train de choisir plusieurs titres tout en glissant une pièce dans la fente de la grande boite à musique. Ce fut, pour moi, une révélation: je reconnaissais dans les premières notes de ce concerto que je n'avais jamais entendu au paravent, "Les petits chaussons de satin blanc". Oh! ce n'était pas tout à fait le même début que dans la chanson; mais ça y ressemblait fortement. Je le fis remarquer à maman qui en écoutant bien le passage m'assura trouver une ressemblance frappante avec cette chanson que d'ailleurs j'adorais.
Ce fut ce jour là que je fus conquise par cette forme d'expression qu'est la musique classique. Je n'ai jamais oublié ce concerto. J'ai demandé à maman d'en demander le titre au monsieur qui l'avait programmé dans le juke-box. Il le lui donna aimablement et maman le recopia sur un papier qu'elle tira de son sac à main.
Je n'ai jamais plus oublié le titre de ce morceau : "LE CONCERTO N°I de TCHAIKOVSKY". Le voici aujourd'hui sur mon site pour votre plus grand étonnement et encore une fois, pour mon plus grand plaisir.
LE CONCERTO N°I de TCHAIKOVSKY pour piano et Orchestre - op 23.



André Claveau: Deux petits chaussons de satin blanc
Mon coeur de petite fille a souvent pleuré en écoutant cette merveilleuse chanson d'après guerre...
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