Autant en emporte la vie - Chap. -2- page -3-

 

   

Autant en emporte la vie 

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Le complot

 

Chapitre -II-

 

Page 3

 

Jusqu’à son mariage, Robert n’avait jamais eu de petite amie. Fils de paysans et arrière petit fils de cultivateurs, il ne connaissait que les manières rudes de la campagne car bien qu’installé dans la banlieue parisienne depuis plusieurs années, son père était resté un homme de la terre et s’en vantait dès qu’il en avait l’occasion. Monsieur Cadoret avait fait de son deuxième fils un garçon timide et renfermé. Élevé à la dure, Robert n’avait pas beaucoup de distractions. Les jeunes de sont âge plus délurés que lui faisait la cour aux filles et ne se gênaient pas pour le rabaisser, le traitaient de poule mouillée parce qu’il n’osait pas amorcer ne serait-ce que le début d’une conversation avec l’une d’entre elles. Sans cesse occupé à aider son père au garage familial, il n’avait guère de temps pour la bagatelle. Ne lui restaient que les amusements solitaires dont il se sentait coupable parce qu’interdit par l’église…

Lorsque la famille Cadoret avait quitté la Normandie pour émigrer vers la ville, Robert n’avait que seize ans. Les travaux des champs, il connaissait pour avoir aidé son grand père et son père alors qu’il n’était qu’un tout petit bout d’homme. Au fur et çà mesure que l’âge l’avait rendu plus fort, les tâches, elles aussi, étaient devenues plus conséquentes et avaient fait de lui un rude gaillard.

Ces filles banlieusardes ou Parisiennes jusqu‘au bout des doigts, pour lui, étaient une énigme. Il les trouvait trop délurées à son goût. A son arrivé à Clichy la garenne, bien des choses l’avaient frappé: Ces demoiselles travaillaient dans des usines et partout où l’on embauchait des femmes. Elles se maquillaient, se vernissaient les ongles, étaient coiffées à la dernière mode, mettaient des bas à couture récupérés au marché noir pour celles qui avaient les moyens et pour les autres, elles teintaient leurs jambes pour se dessiner une fausse couture afin d’être comme les autres. Elles mettaient aussi de drôles de chaussure à talons  hauts,   compensés qui faisait ressortir leurs attraits féminins que sont justement les jambes d'une femme, ce qui n’était pas pour déplaire aux hommes. Ces Jeunes femmes de Paris et des banlieues alentours affichaient une assurance et une liberté nouvellement acquise depuis que tous les hommes avaient été mobilisés pour aller à la guerre. Lors de la libération et plus tard à la fin définitive des affrontements entre les français, les alliés et les allemand qui venaient de subirent l’humiliation d’une défaite cuisante, les hommes étaient revenus au pays; mais beaucoup manquaient à l’appel et les femmes ne comptait pas lâcher leurs acquits. Les hommes fur bien obligés de lâcher du mou, se rendant compte  du chemin accomplit pendant leur absence et que, en fin de compte, leur moitié était tout aussi capable pour certaines, qu’eux même, si ce n’est plus car elles usaient de leur intelligence, leurs intuitions, leur courage avec une ruse tout à fait magistrale dont seules les femmes sont dotées, ce qui n’était pas négligeable en ces temps troublés.

*

A suivre...

 

 

 

 

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Dernière mise à jour de cette page le 22/09/2009