|
Autant en emporte la vie
Le complot
Chapitre -II- Page-II- En réfléchissant bien, Robert se rendait compte que rien n’aurait pu laisser présager un début d’idylle entre eux. Dans ce mariage arrangé, quelque chose avait cloché dès le départ. Il s’y était mal pris avec sa future femme et il s’en voulait. A présent que le mal était fait, comment aurait-il pu réparer les dégâts? Il ne savait pas s’y prendre avec la gente féminine. Il ne savait pas faire de belles phrases, ne savait pas aborder les jeune filles de sont village pour aller dans les tas de foins séchés y faire des galipettes. Il ne savait pas faire le joli cœur. Ce n’était pas pour lui tout ça!…
Le jour de la cérémonie, il s’étaient retrouvés unis par les liens du mariage et selon la formule consacrée : pour le meilleurs et pour le pire, Robert se souvint de l’air fermé de sa promise au moment du « OUI » fatidique et incontournable qu’elle avait eu du mal à prononcer. Il lui avait fallu quelques secondes pour s’exécuter. Lui, en fils obéissant qu’il était, n‘avait même pas cherché à comprendre la réticence de sa femme. Il avait suivit les désirs de son père sans plus se poser de question. Son paternel avait décidé pour lui et c’était très bien comme ça puisqu’il ne savait pas y faire avec les femmes. Il était clair que ni l’un ni l’autre ne s’aimaient. Robert se disait qu’il en eut été peut-être tout autrement s’il avait pu, s’il avait su lui faire la cour; mais voilà, rien ne s’était déroulé de leur propre volonté car si cela avait été le cas, il n’y aurait jamais eu de mariage… La nuit qui suivit la cérémonie où les mariés étaient resté chacun dans leur coin respectif et ou Robert avait exercé ses droits d’époux sur Geneviève, celle-ci s’était braquée, se refusant à lui de toutes la force dont elle était capable. Elle ne connaissait de l’amour que les baisers et les caresses de son bien aimé William et ne voulait rien savoir de ce mariage forcé. Il n'était pas question de se donner à son mari! Robert était hors de lui et quand je dis que sa violence ce fameux soir des noces était aux antipodes de ce qui aurait dû être si les jeunes gens avaient été amoureux et la jeune femme consentante, c’est peu dire! Pour Geneviève qui lui résistait bec et ongles, la situation devenait tout simplement un cauchemar. Quand aux yeux du jeune homme qui lançaient des flammes, elle était encore plus incompréhensible. A présent qu'elle était sa femme, elle devait se soumettre: faire son devoir d’épouse. C’était dans l’ordre des choses. « Il ne peut pas en être autrement » lui avait affirmé une énième fois son paysan de père. Dans la chambre des jeunes mariés, la corrida qui s’en suivit mis Robert hors de lui. Il entendait son père, au rez-de-chaussée, lui enjoindre de dompter la pouliche ce qui l’énervait passablement, le conduisant sans ménagement pour la jeune mariée, à commettre l’irréparable. * A suivre...
compteur |
10/10 sur 4 votes
Sélectionnez une note dans le menu déroulant.Aucun commentaire
Vous devez être connecté pour poster un message.