Autant en emporte la vie - La rencontre - Chapitre - 4 - page -2-

 

 

Autant en emporte la vie

 

La rencontre

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Chapitre -4-

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Page -2-

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Mme De laplace, un peu surprise de la démarche d’une inconnue qui n’avait pas l’air de s’embarrasser de cet état de fait, resta quelques secondes sur la défensive, attendant que cette dernière se présente et lui permette ainsi d’en savoir un peu plus sur elle. Visiblement, la femme avait un air honnête et de bon augure...

Sa tenue, également de bonne facture, inspirait confiance et son allure bon enfant forçait la sympathie et puis, une nouvelle cliente qui dépensait autant d'argent! Cela ne se laissait pas passer comme ça! Il fallait lui tenir les pieds au chaud de façon à s’attirer définitivement sa clientèle!

Mme De Laplace sentait la colère monter en elle, mais il fallait faire bonne figure! C’était impératif! Mme De Laplace ne désirait pas que sa fille traîne dans ses jambes surtout au moment d’affluence où elle n’avait pas le temps de s’occuper d’elle comme elle l’entendait. 

En fin de compte, cette dame tombait à pic. Sous tous les points de vue, elle semblait parfaite. Sans trop se faire prier, qu'elle adhéra d'un sourire hypocrite au désir de sa nouvelle cliente car elle ne demandait pas mieux que de se débarrasser de cette enfant indocile ne serait-ce qu’une fin d’après-midi. Le lendemain se trouvant être un jeudi. Elle avait accepté.

Heureuse de se répit inattendu concernant la punition qui l'attendait à son retour, la petite Ginou s’était tout de suite sentie en confiance, car Madame Carpentier, d’une nature douce et bon enfant, était pleine de compassion pour elle! Elle glissa sa petite main dans celle d'Eglantine et ne demanda pas son reste. Elle tourna les talon et s'en alla avec la gentille dame.

Geneviève n’avait pas l’habitude que l’on soit aux petits soins pour elle. Aussi, cette dame qui sentait si bon la violette, l’avait-elle conquise.

A l’époque de leur rencontre, la petite Ginou n'avait que huit ans pourtant cet après-midi de détente et de bonheur avait donné naissance, entre Églantine et elle, à une amitié sûre et solide jamais démentie comme sait l’être un sentiment pur et généreux.

Depuis ce jour, Geneviève nourrissait pour la vieille dame un amour inconditionnel. Églantine, comme  décrite plus haut, était la mère qu’elle aurait aimée avoir et dès qu’elle en avait l’occasion, elle retournait à la pension de famille, s'y sentant plus chez elle que chez ses propres parents.

L’atmosphère de cette grande maison y avait toujours été chaleureuse. Les pensionnaires, même ceux qui ne faisaient que passer, étaient aimables, prévenants, attentionnés et pleins de sollicitude à son égard.

Après toutes ces années de bonheur où elle avait eu le privilège de voir grandir la petite Geneviève, Églantine faisait le bilan de sa vie solitaire que son petit rayon de soleil avait embelli de sa seule présence affectueuse et pleine de reconnaissance.

Églantine, quoiqu’il se soit passé dans son existence, ne s’était jamais départie de sa sérénité et de sa douceur envers sa petite protégée et quand elle recevait Geneviève, c’était toujours avec autant d’amour dans ses gestes et dans ses tendres yeux bleus que lorsqu'elle était enfant.

Le temps destructeur, avait largement fait son œuvre sur les traits fins d’Églantine. Au fur et à mesure que les années s’étaient écoulées, son teint avait pris la couleur de l’albâtre.

Ses cheveux, par endroits légèrement grisonnants lorsqu’elle l’avait connue, étaient devenus plus blancs que la neige. Son visage sillonné par des rides traîtresses, la rendait encore plus chère à son cœur.

A suivre...

 


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Dernière mise à jour de cette page le 27/10/2009