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Autant en emporte la vie
La rencontre *
Chapitre - 4 - *
Page - 16 - * Dehors, l’orage avaient redoublé de force. Les éclairs zébraient le ciel d’une façon inquiétante te la pluie allait de paire en intensité avec ce satané déluge. L’attention de Geneviève se tourna vers les gens qui, intriguée pas les hallebardes qui déferlaient à l’extérieur sur le boulevard, courraient en tous sens pour se mettre à l’abri. Elle craignait ce déluge à ne pas mettre un chien dehors: surtout les éclairs. La pluie se changea sans que l’on s’y attende en grêlons qui percutaient le toit des voitures environnantes, cassaient des vitrines et blessaient les passants. Le bruit qu’ils faisaient en percutant le sol faisait s’interroger la masse des consommateurs qui, restés à l’intérieur du grand café, ne savaient quelle décision prendre sur ce qu’il convenait de faire afin de rejoindre leur domicile. Ceux qui étaient encore dehors se protégeaient la tête comme ils pouvaient. Il fallait bien sortir! Ils n’allaient pas rester là jusqu'au lendemain matin! Robert risqua une sortie et tout en entraînant sa compagne vers sa voiture, il réfléchissait à ce qu’il convenait de faire devant de tels phénomènes atmosphériques. Il fallait vite remonter la capote qui resterait, devant ce déferlement, très fragile. Il ne savait pas si celle-ci allait tenir le choc? Déjà, de gros grêlons avaient envahit l’habitacle. Il Chassa ceux qui étaient sur les sièges avant, fit asseoir sa protégée et démarra sur des chapeaux de roues pour trouver un abri plus sûr. Confortablement assise sur des sièges de cuir rouge malheureusement mouillés, Geneviève se sentait bien. Grâce au breuvage que bob lui avait fait boire, elle avait chaud et ne pensait plus du tout à son mari. Elle s’était calmée et fixait à travers la vitre de la portière du coupé sport, les grêlons gros comme des œufs de poules qui s’abattaient sur la ville. On n’apercevait plus du tout les trottoirs qui leur servaient de piste d’atterrissage. Les retardataires qui couraient en tous sens pour se mettre à l'abri ne savaient plus où aller. Des personnes se retrouvaient à terre, assommées. Robert trouva enfin un abri de fortune sous un porche d’immeuble. La capote avait tenue grâce à la vitesse; mais elle était sévèrement endommagée. Le soir où Bob avait raccompagné Geneviève, il n'avait vu âme qui vive. Cela avait, pour un instant, rassuré la jeune femme qui se tenait toujours sur le pas de la porte méfiante, ne voulant pas franchir la ligne fatidique et imaginaire que constituait le seuil de cette maison qui une fois franchie, la replongeait directement dans les relents de cet endroit malsain qu'elle détestait au plus haut point. Ne risquant qu'un baisemain pour lui signifier qu'il prenait congé d'elle, il plongea longuement ses yeux dans les siens, suspendant ainsi le cours du temps puis, lui promettant de la revoir bientôt, il s'éloigna. Geneviève le suivit du regard jusqu’à ce qu’il disparaisse de sa vue. Après qu'il ait disparu derrière la porte cochère de l'immeuble, à regret elle referma la porte d'entrée qu’elle prit soin de verrouiller à double tour et alla se coucher sans même chercher à grignoter un morceau. Elle s'endormit après avoir pris soin de vérifier dans son sac à main la présence du rasoir acheté quelques jours auparavant. Elle l’enleva pour le dissimuler sous son oreiller à portée de main au cas où... Environ un quart d'heure après s'être endormie, un bruit de clef qui tournait dans la serrure la fît sursauter et la réveilla tout à fait. Geneviève sentit les battements de son coeur s'accélérer. Elle ne pût s'empêcher de penser qu'il s'en était fallu de peu pour que son mari ne découvre tout! Comme elle ne souhaitait pas qu'il la trouve éveillée, elle se mit sur le ventre et fît mine de dormir profondément, la tête enfouie dans l'oreiller, épiant tous les bruits qui pouvaient indiquer ce qu'il pouvait bien fabriquer et la pièce où il se trouvait. Bien plus inquiète qu'elle veuille se l'avouer, Geneviève guettait le moment où Robert rentrerait dans la chambre pour se coucher, ce qui ne manqua pas de se produire: - Geneviève! Tu dors? Oh! Geneviève! Réponds-moi? Ne m’ fais pas croire que tu m'as pas entendu rentrer?! Pas de réponse. -"C'est vrai qu'il est tard" se dit Robert! Pourquoi l'aurait-elle attendu? Et puis, il était parti depuis si longtemps! Non! Elle ne l'attendait pas! Peut-être même qu'elle ne souhaitait pas son retour? Elle ne l'aimait pas! Donc, elle se fichait pas mal de lui! Robert se laissa choir sur le bord du lit, espérant ainsi réveiller sa femme, mais celle-ci ne bougea pas d'un centimètre. Il enleva ses chaussures l'une après l'autre et se coucha sans même prendre la peine de se laver et de se changer, épuisé. Il sentait mauvais, mais Geneviève ne broncha pas. Son rasoir prêt a l'emploi dans sa main, elle attendit qu'il s'endorme profondément avant de baisser sa garde et rassurée sur les intentions de son mari, elle finit par s'endormit à son tour avec pour ciel de lit, le magnifique regard de Bob...
A suivre...
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