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Autant en emporte la vie
La rencontre
Chapitre - 4 -
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Geneviève rassurée par les présentations du jeune homme, ne fit plus aucune difficulté pour le suivre. De toute façon, perdue pour perdue... Bob défit son pardessus et le lui posa sur les épaules. Le ciel assombrit par la nuit, versait ses trombes d’eau sur les passants. Geneviève se laissa conduire sans résistance, telle une somnambule. Plus que quelques mètres jusqu’au grand café dont les lumières se mêlaient harmonieusement à celles de la grande place Gambetta. Cela donnait une impression sécurisante et chacun de s’y réfugier le temps de l’averse et d’y trouver son compte en boissons chaudes ou alcoolisées. Pour les habitués, le café se trouvait être le point de rencontre des copains de beuverie qui, une fois bien éméchés, s’appliquaient à refaire le monde à leur manière... Trempée jusqu’aux os, Geneviève, elle, pensait simplement à se mettre au chaud et reposer un moments ses pieds douloureux et glacés... Ce lieu de convivialité réunissait aussi les accrocs de la belote. Ils ne dédaignaient pas non plus, les petits verres de calvas pendant les parties du matin qui commençaient à neuf heures. Ils passaient allègrement un Pernot en fin de matinée pour terminer l’après-midi sur de la bière et «re-pernotaient» le soir, avant de rentrer chez eux. Ceux-là buvaient moins en comparaison des piliers de bar qui soutenaient, du matin au soir le comptoir, de peur qu’il ne s’effondre... Dans la grande salle éclairée, un brouhaha ou se mêlait les commandes des garçons de salle, empêchait les clients de s’entendre. Néanmoins, Bob réussit à se faire comprendre en mimant avec des geste au barman ce qu'il désirait. Celui-ci lui fît signe de s’installer dans le fond de la salle. Bob pria Geneviève de le suivre. Avisant une table à l’écart de cette foule bruyante, il l’entraîna ce petit coin tranquille à l’abri des curieux. Le café bondé de monde en ces jours de mauvais temps ne se laissait pas facilement investir; mais Bob ne se démontant pas si facilement, après avoir franchit, non sans quelques bousculades, la barrière de gêneurs qui lui bloquaient le passage, tous deux prirent enfin place, l’un en face de l’autre, à l’endroit même qu’il avait remarqué en entrant et que le barman lui avait désigné. Par chance il restait le seul endroit libre. Sans un mot, Geneviève harassée de fatigue, se laissa choir sur la banquette et ferma les yeux. Sans trop vouloir la presser de questions, le jeune homme semblait vouloir en savoir plus sur sa compagne. - Vous m’expliquerez ce qui ne va pas? Demanda Bob, et nous tacherons de résoudre ensemble votre problème…
Septembre finissait son règne et comme chaque année à la même époque, les pluies ne discontinuaient pas; pourtant, en ce soir de malchance, grâce au mauvais temps et à ce concours inopportun de circonstances, quelque chose dans sa vie venait de se passer.
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