De nul part et de partout

 

 

 

 

                                                      De nul part et de partout.

 

L'endroit qui m'a vu naître est loin dans ma mémoire.

Les lieux où j'ai grandi sont divers et sans intérêt.

Aucune de mes attaches n'a vraiment résister

Aux vents qui me poussaient souvent de tous côtés. 

Par amour de l'écrit, je me suis cultivée.

Autodidacte par nature, ouverte à tout.

J'écoute, observe et tends la main à mon prochain.

Les grands mots ne sont pas dans mon vocabulaire.

Chacun peut me comprendre sans prendre un dictionnaire

Et peut se reconnaître sans se prendre la tête.

J'aime la poésie pour ce qu'elle m'apporte:

Par elle, je traduis les choses de la vie.

Par elle, je m'évade dans l'imaginaire.

Avec elle, je me sens comme en apesanteur...

Elle m'apporte l'évasion dont a besoin mon âme.

Je suis une poétesse que l'on ne peut emprisonner.

Je suis petite poussière sur les ailes du vent

Et l'on n'emprisonne pas le vent!...

Quand les muses me sollicitent,

J'écris telle que je vie, telle que je suis: 

Sans aucun apparat; sans aucun tralala.

Certains seront surprit de voir la poésie

Que les muses m'inspirent, habillée de mots simples! 

Mais, à quoi sert, alors, d'être dame si belle

Si l'on ne plaît qu'à ceux qui se disent cultivés?

Tous les êtres humains ont le droit de rêver

Et, par la poésie, se sentir enchantés!

Je pense aux gens comme moi: des gens sans prétention.

Des gens que l'on méprise; mais dont on fait partie...

Ma démarche sera donc sincère, sans présomption.

Je n'ai pas l'intention de vous faire la leçon:

Chacun pense ce qu'il veut, chacun fait comme il veut,

N'ayant de compte à rendre, un jour, que devant Dieu...

Si j'écris, c'est d'abord pour me faire plaisir:

J'essaie de concilier l'utile et l'agréable 

Permettant à des mots qui s'accumulent en moi,

De trouver, sous ma plume, le sens que je leurs dois.

J'aimerais tant pouvoir consoler quelques pleurs

Et, à travers mes mots, apaiser les douleurs!

Faire oublier les peurs que je devine en ceux

Qui n'ont plus le désir de croire encore en eux!

On dit que la musique adoucit les mœurs.

Je dis:" La poésie est la musique des cœurs"... 

Je m'adresse aux errants, aux hommes de tous âges.

A ces adolescents: à ceux qui font naufrage.

J'ai mal quand on enlève un enfant à sa mère!

J'ai mal quand on méprise les vieux, les indigents!

Je souffre pour ces femmes dont l'homme ou bien le fils

Est gardé prisonnier!  Clandestinement tués!

Pour ces femmes enlevées, au nom de la politique!

Et gardées en otage comme monnaie d'échange 

Au nom de je n'sais quel pouvoir plus qu'abusif!

Au nom d'un avenir bien plus que compromit!...

Je pense à ceux qui s'aiment sans en avoir le droit.

Je crie au nom de ceux qui ont faim! Qui ont froid!

Ces gens n'ont plus la force de porter loin leur voix!

Je parle fort pour ceux qui sont indifférents

Et qui se fichent de tout c'qui n'est pas leur nombril!

Tous ces propriétaires de bien très matériels

Dont ils sont amoureux! Dont ils sont pas peu fiers!

Ce confort illusoire dont ils sont prisonniers

Mais qu'ils préfèrent garder plutôt que partager...

Ils aiment la richesse! Des autres, il s'en foutent!

Ils oublient simplement qu'ils n'emporteront rien...

Je sais que ça dérange; mais j'en ai rien à faire!

Ceux qui n'ont pas envie de m'entendre crier

N'ont qu'à fermer les yeux! Se boucher les oreilles!

Je suis ce que je suis et ne veux rien changer!

Je suis celle qui dénonce la cruauté du monde

Et qu'on veut museler; mais tant que je vivrai

Je continuerais à crier bien fort les injustices!

Je continuerais à dénoncer la cruauté du monde!

Je suis celle qu'on fait taire aux profit des "gavés"!

Je n'aime pas les riches avares et profiteurs!

Je suis idéaliste et je suis fière de l'être! 

Ca ne rapporte rien! De ça, j'en suis contiente!

J'ai ma conscience pour moi: c'est déjà pas si mal!

Je veux croire qu'en ce monde de perdition,

Tout n'est pas qu'intérêts truffés d'indifférence!

Tout n'est que le fric, le sexe et la violence.

 

                                                                                     N.Ghis.

 

                                                           Le bonnet d'âne pour Mr le président

                                                                                               La lettre au président

 

 


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Je suis de nul part et je suis de partout.

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Commentaires (2)

1. émilie Le 08/05/2009 à 11:58

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on ne se connait jamais soit même, il y a dans ces textes du vécu, une grande tristesse, une énorme souffrance ; tu sais dire avec des mots tout ce que tu ressens, et c'est bien vrai quand on dit que les écrivains ne peuvent écrire que lorsqu'ils ont l'âme en peine.... bisous ma chère amie

2. Marie D Le 06/08/2009 à 23:03

Décidément, je crois que je vais prendre le temps jour après jour de lire tous ces petits bijoux!

Smiley
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Dernière mise à jour de cette page le 27/04/2010