Autant en emporte la vie - Chez Orial - Chapitre -3- page - 10 -

 

 

 

 

 

Autant en emporte la vie

 

 

 

 

Chez Orial 

 

Chapitre - 3 -

 

Page -10-

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Elle s’aperçut très vite que Robert n’avait pas trouvé l’endroit où elle rangeait son pécule et ses fiches de paie. Elle était arrivée à temps! C’était le principal et c'est ce qui comptait le plus à ses yeux...

Le reste avait moins d’importance. A voir ce qu’il y avait un peu partout de déchiré, de piétiné, elle en déduisit qu’il devait être rentré depuis pas mal de temps, et que son absence l’avait mis hors de lui.

Il fallait qu’elle fasse attention à ne pas se trahir... Toutes ses lingeries, ses produits de beauté et son maquillage ainsi que ses robes, et ses chaussures, avaient été malmenés. Geneviève enrageait de voir ses robes neuves lacérées à coups de couteau. Les larmes aux yeux, elle s’empressa d’en faire un tas, mais Robert, fou de rage, hurla:

- Laiss’ça là! J’t’interdis d’sortir et d’recommencer  ce p’tit jeu! T’as compris! J’veux p’us t’voir de fard sur ta gueule et p’is tu t’habi’ras autrement! C’est moi qui commande ici! Si tu veux ta raclée, tu vas l’avoir! hurlait-il en s’approchant d’elle. Geneviève, hors d’elle, lui tînt tête:

- Je fais ce que je veux! Tu ne peux pas m’en empêcher! Je ne suis pas ton esclave! Tu n’as pas assez d’autorité pour m'interdire  de sortir! Je ne me suis pas mariée de mon plein gré avec toi! Tu t’en souviens?! Aussi, ne m’en demande pas trop! Tu n’es rien pour moi! Fais ta vie et moi la mienne! Et laisse-moi tranquille!

Une incontrôlable pulsion envahit Robert qui se rua sur Geneviève, ne lui laissant pas le temps de prévoir sa réaction!

Une peur panique envahit Geneviève et la pétrifia. Réalisant, dans un flash, ce qu'il risquait de lui arriver si elle ne le raisonnait pas. Elle lui cria:

- Arrête! Tu as bu! Calme-toi ou j’appelle la police!

Robert n’entendait plus rien. Seule sa folie l’animait. Geneviève comprit que l’étau se refermait sur elle. Terrifiée, elle Réussit quand même à décoller ses pieds du sol, elle recula. Elle visa son sac qu’elle avait laissé tomber avec les paquets gisant toujours au sol. Elle tenta un bon en avant pour le ramasser et lui échapper.

S’enfuir était la seule solution. Par un habile retournement, elle avait contourné et dépassé Robert. Elle se trouvait déjà prête à franchir la porte d’entrée quand elle entendit crier juste derrière elle:

- Bouge pas! Dit-il en ricanant. Tu t'attendais pas à ça, hein!

Cette fois, Geneviève ne pouvait plus s’enfuir. Elle se trouvait bel et bien à sa merci. Elle choisit de filer dans la chambre pour en refermer la porte et mettre de la distance entre eux, mais Robert la rattrapa et voulut lui arracher son sac qu’elle tenait serré entre ses poings. Geneviève ne lâcha pas prise. De ses deux mains, elle continuait de serrer l' anse qui ne résista pas à la pression exercée des deux côtés. Robert, rendu encore plus furieux par la résistance de Geneviève, l’insulta:

- Salope! Tu vas m’le payer!

- Tu n’as pas le droit! Hurla-t-elle en lui résistant toujours.

 Robert, pas le moins du monde impressionné, attrapa Geneviève et magistralement, la gifla. Elle tomba sur le fauteuil qui, sous la violence du choc, se renversa.

 La tête de Geneviève heurta violemment le sol et la douleur lui fit pratiquement perdre conscience. Robert la traîna sans ménagement par les cheveux.

 Geneviève sentit vaguement qu'elle glissait sur le parquet en direction de la chambre. Cette fois, s’en était fini. Elle n’avait pas le rasoir sur elle et elle savait ce qui l’attendait.

 Le peu de lucidité qu’il lui restait n’était pas suffisant pour qu'elle puisse se  dégager, mais avec la force du désespoir, peut-être que... Peine perdue...

 L’empoignade était solide. De rage, elle le brava encore:

- Je te hais! Tu me dégoûtes, tu ne sais pas à quel point! Que pourrais tu me faire de pire que ce que tu m’as déjà fait!

La faire taire! Il fallait qu’il là fasse taire à tout prix! Il la releva en se servant de sa longue chevelure, la balança sur le lit et d’un coup de poing, il l'assomma net!

Quand Geneviève revint à elle, il était là, les bras ballants, vidé de ses démons, dégrisé, la fixant d’un air hébété. La prise de conscience, de ce qu’il venait de faire l’accablait: il regrettait...

Geneviève ne bougeait pas. Elle était très pâle. Ses yeux, rivés au plafond, semblaient sans vie.

Pour se donner une contenance, Robert alluma une cigarette. Le temps semblait comme suspendu. Un verdict sans appel tomba des lèvres de sa femme:

- C’est la dernière fois que tu me touches. La prochaine fois, je te tue! Vas-t-en!

Robert sortit de la chambre sans un mot. Geneviève entendit la porte d’entrée claquer.

Elle était seule. Elle n’avait pas la force de bouger. Son visage lui faisait horriblement mal: tout son corps n’était que douleurs. Elle se sentait souillée, humiliée. Son intimité la brûlait. Des nausées lui soulevaient le cœur. Elle rassembla toute son énergie pour se lever. La tête lui tournait un peu, mais elle s’efforça de tenir sur ses jambes. Geneviève ressentait un besoin impératif de se laver, ce qu’elle fît avec beaucoup de difficultés.

 

 

A suivre...

 

 


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Commentaire (1)

1. L'auteur inconnu Le 18/11/2009 à 18:28

En toute sincérité, j'avoue que les larmes on ruiselait sur mes joues. Pour une raison que j'ignore, je me suis attaché à Genvièvre. Ce qui lui est arrivé me brise le coeure.
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Dernière mise à jour de cette page le 22/10/2009