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* Toujours le coeur battant à l'approche de son domicile, geneviève marchait lentement afin de retarder la confrontation casie coutumière avec robert. " Et s'il était parti rejoindre ses salopards de poivrots au bougnat?" Pensait-elle. S'il avait la bonne idée de se saouler et de ne pas rentrer de la nuit? Elle en était là de ses pensées lorsqu'elle introduisit sa clef dans la serrure. Une fois dans le vestibule, elle trouva le logement plongé dans le noir: signe qu'il n'était pas là à l'attendre. Geneviève poussa un "ouf" de soulagement et fit de la lumière dans toutes les pièces. Rassurée, elle ferma la porte à double tour, laissa la clef dans la serrure, ce qui empêcherait toute intrusion de son mari dans l'appartement et pour plus de sécurité, elle mit une chaise sous la poignée en porcelaine de la porte, coinçant ainsi le tout. Bien barricadée, elle entreprit de faire le noir dans les pièces ou elle ne se trouvait pas. L'angoisse envolée, l'esprit plus tranquille, elle alla dans la chambre conjugale, fit sa toilette et se coucha sans manger. D'ailleurs, elle n'avait pas faim. Elle fût réveillée dans la nuit par un bruit insolite. Elle tendit l'oreille: Quelqu'un essayait d'ouvrir la porte d'entrée. Son coeur se mit à battre à tout rompre. Elle réalisa qu'elle avait tout bloqué et que robert ne pourrait pas rentrer. Malgré elle, ne pouvant pas fermer l'oeil tant qu'elle le sentirait en train de traficoter la porte, elle écouta, le souffle court, le moindre bruit pouvant lui indiquer qu'il avait déjoué ses pièges et qu'il avait réussi à entrer. Il se passa bien vingt minutes avant que tout redevienne complètement calme. Rassurée, Genevieve ferma les yeux et se rendormit. Il était neuf heure passées lorsqu'elle s'éveilla. Elle se leva, passa sa robe de chambre, et s'en alla dans la cuisine pour se faire du café. Elle but la première tasse du liquide très chaud, réconfortant, par petite gorgée après avoir allumé le poste de TSF afin d'écouter les informations et connaître le temps qu'il ferait pour la journée. Une chanson de Trenet la mi de bonne humeur. Après la première tasse engloutie, elle se resservit un grand bol de café au lait, se prépara deux grandes tartines de pain de campagne avec une bonne couche de beurre demi-sel sur chacune d'elles. N'ayant rien dans le ventre depuis la veille, elle était affamée. Après s'être copieusement restaurée, elle se décida de choisir les vêtements qu'elle allait porter pour sortir et se mettre à la recherche d'un emploi. Elle pris le bus pour s'en aller à l'opposé de son domicile, de sorte qu'elle ne rencontrerait personne qu'elle ne veuille pas voir. Aprés le bus, elle se dirigea vers les beaux quartiers de Paris et prise de culot, elle pénétra dans un luxueux salon de coiffure. La devanture affichait fièrement en lettres lumineuses: SALON ORIAL COIFFURE & MANUCURE HOMMES ET DAMES A suivre...
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