Autant en emporte la vie - Chez Orial - Chapitre -3 - page -1-

 

Autant en  emporte la vie

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Chez Orial
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Chapitre 3
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Toujours le coeur battant à l'approche de son domicile, geneviève marchait lentement afin de retarder la confrontation casie coutumière avec robert. " Et s'il était parti rejoindre ses salopards de poivrots au bougnat?" Pensait-elle. S'il avait la bonne idée de se saouler et de ne pas rentrer de la nuit? Elle en était là de ses pensées lorsqu'elle introduisit sa clef dans la serrure. Une fois dans le vestibule, elle trouva le logement plongé dans le noir:  signe qu'il n'était pas là à l'attendre. Geneviève poussa un "ouf" de soulagement et fit de la lumière dans toutes les pièces. Rassurée, elle ferma la porte à double tour, laissa la clef dans la serrure, ce qui empêcherait toute intrusion de son mari dans l'appartement et pour plus de sécurité, elle mit une chaise sous la poignée en porcelaine de la porte, coinçant ainsi  le tout. Bien barricadée, elle entreprit  de faire le noir dans les pièces ou elle ne se trouvait pas. L'angoisse envolée, l'esprit plus tranquille, elle alla dans la chambre conjugale, fit sa toilette et se coucha sans manger. D'ailleurs, elle n'avait pas faim.

Elle fût réveillée dans la nuit par un bruit insolite. Elle tendit l'oreille: Quelqu'un essayait d'ouvrir la porte d'entrée. Son coeur se mit à battre à tout rompre. Elle réalisa qu'elle avait tout bloqué et que robert ne pourrait pas rentrer. Malgré elle, ne pouvant pas fermer l'oeil tant qu'elle le sentirait en train de traficoter la porte, elle  écouta, le souffle court, le moindre bruit pouvant lui indiquer qu'il avait déjoué ses pièges et qu'il avait réussi à entrer. Il se passa bien vingt minutes avant que tout redevienne complètement calme. Rassurée, Genevieve ferma les yeux et se rendormit.

Il était neuf heure passées lorsqu'elle s'éveilla. Elle se leva, passa sa robe de chambre, et s'en alla dans la cuisine pour se faire du café. Elle but la première tasse du liquide  très chaud, réconfortant, par petite gorgée après avoir allumé le poste de TSF afin d'écouter les informations et connaître le temps qu'il ferait pour la journée. Une chanson de Trenet la mi de bonne humeur. 

Après la première tasse engloutie, elle se resservit un grand bol de café au lait, se prépara deux grandes tartines de pain de campagne avec une bonne couche de beurre demi-sel sur chacune d'elles. N'ayant rien dans le ventre depuis la veille, elle était affamée. 

Après s'être copieusement restaurée, elle se décida de choisir les vêtements qu'elle allait porter pour sortir et se mettre à la recherche d'un emploi. Elle pris le bus pour s'en aller à l'opposé de son domicile, de sorte qu'elle ne rencontrerait personne qu'elle ne veuille pas voir. Aprés le bus, elle se dirigea vers les beaux quartiers de Paris et prise de culot, elle pénétra dans un luxueux salon de coiffure. La devanture affichait fièrement en lettres lumineuses: SALON ORIAL COIFFURE & MANUCURE HOMMES ET DAMES

Tout de suite, un homme vînt à sa rencontre:
- Vous désirez mademoiselle
Soudainement hésitante, elle se lança et formula sa requête:
- J'aimerais avoir un entretient avec les patron  s'il vous plaît?
- Et bien, en l'occurrence, je suis le directeur de ce salon et fait office de patron. Si vous voulez bien vous adresser à moi, je vous écouterai. Venez dans mon bureau: nous serons mieux pour parler. Geneviève suivit l'homme sans savoir comment elle allait formuler sa  demande d'embauche.
- Ainsi vous désirez apprendre le métier de coiffeuse? Avez-vous un diplôme?
- Non; mais j'apprends vite et c'est ce métier que je veux faire. Mes parents ont un magasin, mais il ne me plaît pas de travailler dans ma famille et puis la vente de vaisselle et autres ustensiles ne m'amuse guère: ils son propriétaires d'un grand bazar. Ce n'est pas ce que je veux faire!
- Le directeur  fixa la jeune femme qui baissa les yeux et attendit  qu'il est finit de l'inspecter.  Blonde et fort bien faite, geneviève avait des air d'artiste de cinéma. Sa coiffure lui allait à ravir et elle savait s'habiller, ce qui la rendait assez sûr d'elle. Cette inspection lui sembla interminable. Elle en avait assez et elle leva les yeux d'un air courroucé, ce qui eu pour effet de mettre fin à ce déshabillage visuel gênant. Le directeur, pour se donner une contenance, se racla la gorge et lui demanda:
- Vous pouvez commencer immédiatement? 
- Oui, Monsieur. Bien sûr! Fît Geneviève sans trop montrer sa joie de peur de se laisser aller à trop d'exubérance.
-  Alors, c'est partit pour un mois d'essai. Lui affirma cet homme quelque peu efféminé, mais sympathique. 
- Cela vous convient-il? Si tout marche pour le mieux, vous signerez un contrat définitif. Vous débuterez au bas de l'échelle comme tout notre personnel et si vous avez des aptitudes pour ce métier, nous vous formerons. Je vais vous mettre à la manucure avec Juliette et vous apprendrez avec elle. Vous verrez! C'est une jeune femme très charmante et très jolie ce qui ne gâche rien auprès de la gente masculine!
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A suivre...

 

 


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Dernière mise à jour de cette page le 22/10/2009